Vous demandez-vous comment un enfant des montagnes peut devenir l’un des skippers les plus fiables du Vendée Globe ? Ce portrait de Romain Attanasio retrace son parcours atypique, de ses racines alpines à ses exploits techniques sur l’ancien Malizia II. Je vous invite à découvrir les secrets de sa résilience et les coulisses de sa vie de famille engagée pour la protection des océans.
- Romain Attanasio : comment la passion du large est née
- Ses 3 participations au Vendée Globe et son palmarès
- La bête technique : dompter son IMOCA et gérer les avaries
- Vie privée et engagement : l’homme derrière le ciré
Romain Attanasio : comment la passion du large est née
Le destin de Romain Attanasio ne semblait pas le mener vers les océans. Né loin des embruns bretons, ce montagnard d’origine a suivi un chemin de traverse avant de devenir skipper.
Des sommets des Alpes aux premières vagues
Romain grandit entre les sommets des Hautes-Alpes et les terres d’Afrique. Il quitte d’ailleurs le continent africain à seulement sept ans. Ce cadre de vie est alors très éloigné de l’univers maritime.
Pourtant, son oncle lui fait découvrir la voile. La victoire de Florence Arthaud en 1990 transforme cet intérêt en vocation. Il comprend alors que son avenir se jouera au large.
Ce parcours atypique forge chez lui un caractère déterminé. Il décide donc de consacrer sa vie à la navigation. Sa route est désormais tracée vers les compétitions internationales.
- 1977 : Naissance.
- 1977-1984 : Enfance passée en Afrique.
- 1990 : Victoire de Florence Arthaud.
- 1999 : Première Mini Transat.
L’apprentissage de la course au large en solitaire
Il fait ses premières armes sur le circuit Figaro. En 1999, il participe à sa première Mini Transat. Cette expérience fondatrice devient pour lui une véritable école de l’autonomie.
Il rejoint ensuite des centres d’excellence comme Port-La-Forêt. C’est ici qu’il peaufine sa technique. Il y côtoie alors les meilleurs skippers de sa génération.
La transition entre ses rêves d’enfant et le métier de skipper s’opère. Sa détermination devient son moteur principal. Il parvient ainsi à intégrer durablement l’élite mondiale de la course.
Ses 3 participations au Vendée Globe et son palmarès
Après avoir forgé ses armes, le marin s’attaque à l’Everest des mers, le Vendée Globe, où il va démontrer une régularité impressionnante.
La régularité comme marque de fabrique autour du monde
Romain boucle trois tours du monde en 2016, 2020 et 2024. Il termine chaque édition sans jamais abandonner. C’est une preuve de sa fiabilité technique et mentale. Il ne lâche rien, peu importe la météo.
Ses chronos s’améliorent au fil des ans. Sa progression montre une maîtrise fine de ses machines. Il gagne en vitesse tout en préservant son bateau.
Un palmarès solide sur les grandes transatlantiques
Il brille aussi sur la Route du Rhum et la Transat Jacques Vabre. Je retiens sa victoire sur l’Odyssée d’Ulysse en 2006. C’est un compétiteur né qui sait tenir la distance.
En double, il collabore avec des skippers de talent. Il a notamment partagé des courses avec Samantha Davies sur le circuit AG2R. Sa complicité avec elle est bien connue des passionnés.
- Victoire Odyssée d’Ulysse 2006
- 15ème Vendée Globe 2016
- 14ème Vendée Globe 2020
- Participations multiples Transat Jacques Vabre et Route du Rhum
| Course | Année | Rang |
|---|---|---|
| Odyssée d’Ulysse | 2006 | Vainqueur |
| Vendée Globe | 2016-24 | 14/15ème |
Le skipper affiche une polyvalence rare. Il brille autant en solitaire qu’en équipage réduit sur tous les océans du globe.
L’évolution des ambitions sportives au fil des années
Son statut change sur le ponton. Il passe d’outsider à skipper confirmé et respecté en IMOCA. Ses pairs reconnaissent désormais son expertise et son endurance.
La gestion émotionnelle aux Sables-d’Olonne est capitale. Il gère la pression médiatique avec calme avant le grand saut. L’expérience lui permet de rester serein face à l’inconnu.
La bête technique : dompter son IMOCA et gérer les avaries
Pour briller sur l’eau, le talent ne suffit pas sans une machine parfaitement préparée et une capacité à réparer l’irréparable.
Du Malizia II aux foils de nouvelle génération
Romain Attanasio pilote l’ancien Malizia II, un coursier des mers rebaptisé Fortinet – Best Western. Les foils transforment ce monstre en avion. Ils assurent une vitesse folle et une stabilité bluffante.
L’ergonomie du cockpit a été totalement repensée pour le marin. La fiabilité reste mon obsession pour boucler ce tour du monde. Chaque réglage technique devient un gage de performance pure. La précision sauve des milles.
Réparer en urgence pour ne pas baisser les bras
Gérer une crise majeure en plein océan demande un mental d’acier. Un choc brutal ou un début de démâtage impose un sang-froid total. On est seul face aux éléments déchaînés.
Bricoler sous l’épuisement extrême exige une lucidité rare. C’est la clé pour maintenir le bateau en vie et survivre.
Le skipper devient alors un véritable couteau suisse humain. Il jongle entre la stratégie, la mécanique, l’électricité et la stratification sur le pont.
Le soutien des partenaires Fortinet et Best Western
Le rôle de Fortinet et Best Western est vital pour mon projet. Ces sponsors permettent de financer une équipe technique d’élite. Sans eux, impossible de s’aligner au départ.
Les clubs de partenaires soudent les passionnés autour de l’aventure. Ce soutien logistique se prépare des années durant. C’est le socle indispensable pour garantir la pérennité sportive.
| Caractéristique | Détail technique de l’IMOCA |
|---|---|
| Longueur | 18,28 mètres |
| Largeur | 5,60 mètres |
| Présence de foils | Oui (type Dali) |
| Architecte | VPLP Design / Verdier |
| Année de lancement | 2015 |
Vie privée et engagement : l’homme derrière le ciré
Derrière les exploits sportifs et la technologie, Romain Attanasio est aussi un homme engagé et un père de famille passionné.
Une vie de famille rythmée par les marées
Romain partage son quotidien avec la navigatrice Samantha Davies. Tous deux vibrent pour le grand large et les défis extrêmes. C’est une passion dévorante qu’ils vivent intensément ensemble.
Romain Attanasio et Samantha Davies forment l’un des rares couples du circuit IMOCA à s’aligner tous les deux sur le départ du mythique Vendée Globe.
Leur fils Ruben grandit dans cet équilibre familial particulier. Gérer deux carrières de skippers internationaux impose une logistique hors norme. L’arrivée d’un second enfant vient désormais compléter ce tableau familial unique et soudé.
Leur complicité reste leur plus grande force. Ils se soutiennent mutuellement lors de chaque départ de course.
Agir pour la durabilité et la protection des océans
Le skipper multiplie les engagements pour protéger l’environnement marin. Au quotidien, il intègre des pratiques durables avec son équipe technique. C’est une démarche concrète pour limiter son empreinte.
Romain utilise sa visibilité pour alerter sur la pollution plastique. Il sensibilise le public au réchauffement climatique. Pour l’entretien de son bateau, il privilégie systématiquement des matériaux plus propres et responsables.
Sa vision est limpide. Naviguer aujourd’hui impose une responsabilité écologique forte et sincère.
De ses racines montagnardes à ses trois Vendée Globe bouclés avec brio, le parcours de Romain Attanasio illustre une résilience hors norme. Domptez dès maintenant vos propres défis en vous inspirant de sa rigueur technique et de son engagement écologique. Suivez ce skipper d’exception pour transformer chaque tempête en une victoire durable.